Contraception et prévention
- 18 mars
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 17 avr.
Les contraceptions sont utilisées par les personnes assignées femme à la naissance (AFAB) et les personnes assignées homme à la naissance (AMAB) sous différentes formes :
Les préservatifs externes, internes et la digue dentaire
Préservatifs externes : Anciennement appelés « préservatifs masculins », ils sont désormais désignés comme « externes ». On les appelle aussi « condoms », « capotes » ou « préso ». Ils se placent sur le pénis ou sur un objet. Cela permet de se protéger d’une grossesse, des IST et du VIH.
Préservatifs internes : Anciennement appelés « préservatifs féminins » ou « fémidom », ils sont maintenant appelés « internes ». Ils ne sont pas réservés aux femmes, mais peuvent aussi être utilisés par les hommes pour des rapports anaux. Ils protègent également d’une grossesse, des IST et du VIH.
Digue dentaire : Il s’agit d’un carré en latex utilisé pour les cunnilingus et l’anulingus. Pour celles et ceux qui sont allergiques, il est possible de prendre un préservatif et de le couper dans la longueur en le déroulant.
Les différents matériaux
Latex : Ce sont les préservatifs les plus courants. Ils sont solides et élastiques, ce qui en fait de bons préservatifs.
Nitrile : Préservatif sans latex, tout aussi efficace que ceux en latex, il est pratique pour les personnes allergiques.
Polyuréthane : Préservatif sans latex, mais plus fragile que le latex. Il est donc conseillé de changer de préservatif plus souvent lors des rapports, car il y a un risque de déchirure. Utiliser beaucoup de lubrifiant est également recommandé.
Polyisoprène : Préservatif sans latex. Ils sont souples, élastiques et aussi résistants que ceux en latex.

Autres contraceptions pour les personnes AFAB
La pilule
C’est un médicament à prendre tous les jours à heure fixe. Elle est à base d’œstrogène et de progestatif. On les appelle pilules œstroprogestatives ou pilules combinées. Leur efficacité est d’environ 92 %. Il peut y avoir des effets indésirables et des contre-indications. Pour celles ayant des problèmes avec cette pilule, il existe une pilule uniquement à base de progestatif, appelée pilule progestative ou microprogestative.
La contraception injectable
Le progestatif injectable est administré par un(e) médecin, une sage-femme ou un(e) infirmier(e). Une injection intramusculaire est réalisée toutes les 4 à 12 semaines. Son efficacité est d’environ 97 %, mais elle est très peu utilisée en France.
L’implant
C’est un petit bâtonnet en plastique placé dans le haut du bras par un(e) médecin ou une sage-femme. Il bloque l’ovulation. Son efficacité dure 3 ans et il est fiable à 99,95 %.
Le patch
Il se colle sur la peau et délivre un progestatif et un œstrogène. Il doit être changé toutes les semaines. Son efficacité est d’environ 92 %, mais il existe un risque qu’il se décolle.
L’anneau vaginal
Il s’agit d’un anneau en plastique inséré dans le fond du vagin qui libère des hormones (œstrogène et progestatif). Il doit être changé tous les mois et est efficace à environ 92 %.
Le DIU
Le dispositif intra-utérin (ou stérilet) est un petit dispositif inséré dans l’utérus par un(e) médecin ou une sage-femme. Il peut libérer un progestatif. Il doit être changé tous les 5 ans et est efficace à environ 99,8 %. Il existe aussi un DIU au cuivre, qui a un effet toxique sur les spermatozoïdes.
Autres contraceptions pour les personnes AMAB
La vasectomie
Aussi appelée « stérilisation masculine », c’est une contraception définitive. Elle consiste à bloquer les canaux qui transportent les spermatozoïdes, les empêchant de se mélanger au liquide spermatique. Elle n’a pas d’effet négatif sur les érections, l’éjaculation, la libido, la production d’hormones ni sur le plaisir sexuel.
Il existe d’autres méthodes, mais elles sont encore en cours d’étude et de validation par l’OMS.
En cas de rapport à risque
Il existe des dispositifs mis en place pour sécuriser les personnes cis, les personnes trans et non-binaires :
La pilule du lendemain
Elle permet d’éviter une grossesse après un rapport à risque. Elle doit être prise dans les 3 à 5 jours suivant le rapport, selon le médicament utilisé. Son coût est d’environ 7 € sans ordonnance.
Le TPE (traitement post-exposition)
Ce traitement permet de se protéger du virus du VIH. Il doit être pris le plus rapidement possible, idéalement dans les 4 heures et au maximum dans les 48 heures après le risque. Le traitement dure 30 jours. Il peut être pris par tout le monde, même les mineurs, sans autorisation parentale. Pour le recevoir, il faut aller aux urgences ou dans un CeGIDD (s’il y en a un ouvert).
Le DoxyPEP (prophylaxie post-exposition par doxycycline)
Il consiste à prendre un antibiotique (doxycycline) après un rapport à risque, dans les 24 à 72 heures. Cela protège de la chlamydia et de la syphilis. En revanche, son efficacité est limitée, voire quasi nulle, contre la gonorrhée, et il est inefficace contre le VIH et certaines autres IST.
La PrEP (prophylaxie pré-exposition)
Elle permet de se protéger du virus du VIH. Elle peut être prescrite à tout le monde. Sa durée d’utilisation est indéterminée et elle doit être prise à la même heure tous les jours, avec une tolérance d’environ 2 heures en cas d’oubli. Son efficacité est atteinte au bout de 7 jours pour les rapports anaux et 21 jours pour les rapports vaginaux.
Voilà, tu sais tout sur la contraception et la prévention.
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